Butsu Uma BUTSU UMA, et la Chair se fit Verbe

Xavier Schwalber
Editions Opera
365 pages - 22,70€
ISBN : 2-913343-42-2

« Qu'un mauvais polar à l'intrigue invraisemblable parvienne sur son bureau, voilà qui ne pouvait surprendre l'éditeur. Mais lorsque, quelques semaines plus tard, le manuscrit d'une correspondance lui parvint qui confirmait, point par point, l'histoire échevelée du polar...

Pour Xavier Schwalber, chargé de compiler ces deux textes, commence une longue quête à travers le labyrinthe truqué de la réalité et de la fiction, où les livres disent la vérité et les faits mentent. Mais ces livres existent-ils ? Et les personnages sont-ils vraiment imaginaires?

Avec Arthur Rimbaud pour guide, Schwalber et le lecteur se lancent à la recherche du BUTSU UMA, le Cheval de Bouddha, cet objet mystérieux qui traverse le temps, la littérature et les contrées, de la Sogdiane alexandrine, la Palestine des croisés, la Mongolie et le Japon médiéval, la France de Louis XIV et la Louisiane naissante, à l'Allemagne impériale et l'Alsace d'aujourd'hui. 

Aidés, souvent contre leur gré, par Yvon Kellner, commissaire agrégé d’histoire reconverti dans la lutte contre les sectes, désabusé et sceptique, le professeur de latin Spera et le peintre van Tweede. mènent naïvement une enquête qui les dépasse, à laquelle se mêlent un prêtre barbouze, des illuminés kurdes, un samouraï têtu, un inquiétant archéologue grec, un rabbin caballiste, un libraire protestant, un jésuite défroqué, un pirate repentant et la troublante Margit, sans oublier le jeune Friedrich Engels, Chateaubriand, Alfred Jarry et Varron. » 


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Christophe Quentel,
1er novembre 2001
(Liste de discussion)

Un roman épistolaire enthousiasmant et inclassable

 

« Plus érudit qu'Umberto Eco, plus drôle que Vasquez Montalban, Xavier Schwalber vient de commettre un roman épistolaire enthousiasmant et inclassable, à mi-chemin de la littérature policière, du récit d'aventure, de l'épopée historique et du thriller ; son titre : le Butsu Uma (je cherche encore le contrepet). [...]
Vous faites comme vous voulez, mais moi j'en ai déjà commandé 5 : un pour moi, quatre pour offrir à des vénézuéliens francophones en lieu et place des insipides prix goncourt et médicis annuels. »

Franck Lanoe, Paris,
19 novembre 2001
(Site de la FNAC)

Un roman a la fois drôle et érudit - Note : 10/10

 

« Salut,  J'ai acheté ce livre un peu par hasard, en me fiant à la quatrième de couverture. Le moins que l'on puisse dire est que je n'ai pas été déçu. C'est meilleur que Eco, car plus abordable, débordant d'humour et d'érudition, la construction du roman est particulièrement habile. J'espère qu'il sera lu, bien qu'il soit sorti chez un editeur archi-inconnu. »

François Mantrant, Paris,
21 novembre 2001
(Site de la FNAC)

Tres drôle et passionnant - Note : 8/10

 

« J'ai découvert ce livre via une liste de discussion, et je ne le regrette pas. C'est plein de péripéties policiaro-littéraires et très plaisant à lire. C'est vrai que l'on pense à Eco, mais je préfère Schwalber, c'est plus réussi, à mon avis. »

Isa Bellec, Bordeaux,
29 novembre 2001
(Site de la FNAC)

 Tout à fait captivant... - Note : 10/10

 

« Merci Franck de m'avoir fait découvrir ce bouquin par ton commentaire. Je l'ai lu dans la nuit. Ca m'a un peu rappelé Pandore et l'ouvre boîte mais je trouve Butsu Uma meilleur à tous points de vue. Dommage qu'il ait choisi ce titre impossible à retenir. En revanche, j'aime bien la couverture et le fait qu'on découvre le pourquoi à la fin du bouquin. »

Yves Bernard, Paris,
30 novembre 2001
(Site de la FNAC)

Un polar littéraire et enthousiasmant - Note : 10/10

 

« Je ne connaissais ni le nom de l'auteur, ni l'éditeur. Intrigué par la couverture et son étrange titre, j'ai acheté ce que je croyais être un polar historique. C'est bien plus que cela ! C'est drôle et d'une époustouflante érudition. Le lecteur est emporté dans une intrigue complexe et extrêmement bien menée qui le fait voyager à travers l'antiquité, le Moyen Âge, le siècle des Lumières et le présent. La chute et l'explication finale sont remarquables. Un grand moment de lecture que je recommande à tous les amateurs de polars intelligents. »

Alexandre Pajon, Athènes
7 décembre 2001
(par e-mail)

C'est épatant.

 

« Du Eco ou du Borges mais façon BD, sans les images, un livre pour tintinophiles attardés. Bref, à force de citations vous créez un "style" propre : un auteur serait-il né ?
De l'érudition merveilleuse mais sans frime, une sorte de gaieté potache mais point trop lourde. Juste ce qu'il faut pour que l'ensemble ne devienne pas un compendium de pastiches faits pour témoigner d'une quelconque maîtrise académique. »

Anonyme,
Munich (Allemagne)
7 décembre 2001
(Site de la FNAC)

Un grand bravo ! - Note : 10/10

 

« Ce livre est un vrai régal qui réjouira tous les amateurs de romans policiers bien construits. »

Cristobal,
Caracas (Venezuela)
10 décembre 2001
(Site de la FNAC)

Mais bon sang... - Note : 8/10

 

« J'ai lu et j'ai beaucoup aimé le Butsu, mais... Bon sang, quelqu'un peut-il me dire ce qu'il y a sur ce maudit cheval ? Ce suspense est intenable : à quand un second tome ? M. Schwalber, au travail, je veux savoir ! »

Un lecteur de Strasbourg,
11 décembre 2001
(Site Amazon.fr)

Un roman d'aventure plein d'érudition et d'humour

 

« Ça commence comme un roman épistolaire, puis on se retrouve dans un récit de pirate, puis dans une légende japonaise et dans une enquête policière. Il y a du Perec et de l'Eco chez Schwalber. C'est à la fois un polar et un récit historique. Un futur classique? »

Anonyme,
15 décembre 2001
(Site de la FNAC) 

A lire absolument ! - Note : 10/10

 

« Umberto Eco et Georges Perec ont la joie de vous faire part de la naissance de leur dernier rejeton. Il s'appelle Xavier Schwalber. »

Jean-Jacques,
Mulhouse
25 octobre 2003
(Site de la FNAC) 

Jubilatoire - Note : 10/10

 

« Un ami me l'avait conseillé. Comme c'est un gros "pavé", je l'ai emporté pour le lire en vacances. Mais, pris par le récit, je l'ai dévoré en une nuit ! A quand la suite ? »

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Xavier Schwalber

    Xavier Schwalber, à ses dires, travaille dans une maison d'édition. Nous n'en savons guère plus, si ce n'est qu'il a signé sous ce nom quelques articles sur le roman policier et plus particulièrement sur l'œuvre de Conan Doyle, notamment dans la revue Le Registre d'Écrou. Il a également publié la ré-édition du pamphlet de Flavien d'Hoursac Perfida Albio, parue en mai 2001.

    Vous pouvez envoyer votre correspondance à Xavier Schwalber en cliquant sur ce .

Il s'agit de la seule photographie que nous possédions de Xavier Schwalber, prise à Strasbourg en 1974. Nous ne savons malheureusement pas laquelle de ces personnes est notre auteur.

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Revue Alsacienne de littérature
N°78, 2ème trimestre 2002

 

Xavier Schwalber : BUTSU-UMA et La Chair se fit verbe. Éditions Opéra, Strasbourg, 2001.

Parodies de parodies, tout est parodie. Il s'agit ici d'un jeu littéraire, voire érudit, d'un parcours borgésien dans le labyrinthe de la bibliothèque universelle. Et le plaisir de la lecture n'y a d'égal que celui même, évident et contagieux, de son écriture.

Jeu à la fois gratuit et grave. Gratuité d'un canular de normalien - l'un des protagonistes, François Hoff, est professeur de Khâgne au Lycée Fustel - qui entremêle des pastiches de tout genre (thriller, échange épistolaire, conte japonais, roman de flibuste, biographie, corrigé de dissert', catalogue d'expo., thème latin, notes du Lagarde et Michard, etc...), patchwork de clins d'œil à Perec, Engels, Eco, Jarry, Varron, Carpentier, etc., où l'on croise, entre autres, René chez les Natchez, Rimbaud à Brême, Manon et des Grieux dans le Nouveau Monde et Charles Cros près de Laval, où l'on parcourt tous les continents, et bien sûr le trajet de la rue Joffre à la place du Marché Gayot, et toutes les époques depuis Alexandre le Grand...

Mais aussi gravité d'une méditation sur l'incessant tourniquet, dans toute vie et dans tout le livre, entre la réalité et la fiction, entre les mots et les choses, ce que semble signifier le renversement paradoxal du sous-titre. Les auteurs véritables, le grammairien François Hoff et Francis Segond, le plasticien de Brême, dont vous pouviez voir la photo dans les D.N.A. du 28 Décembre 2001, y sont personnages qui enquêtent à propos d'un roman écrit par un écrivain fictif*, et qui, tels l'arroseur arrosé ou l'Œdipe de la tragédie de Sophocle, sont à leur tour les victimes d'une filature policière à cause d'un mystérieux objet, le Butsu-Uma, dont tout le monde est en quête : eux-mêmes ainsi que les héros de Hoursac, que Rimbaud et Cros, que les hôtes inquiétants du Centre Européen de Documentation Hérésiologique de Strasbourg et que nous autres, les lecteurs, dont la curiosité ne sera comblée que dans le livre «à suivre» que nous promet Xavier Schwalber**, son fictif éditeur.

* Flavien d'Hoursac, qui est également l'auteur de Perfidia Albio, La vérité sur Conan Doyle publié en 2001 aux Éditions des Évadés de Dartmoor. Les Évadés de Dartmoor est le nom de la Société d'Études Holmésiennes de Strasbourg.
** Ce numéro de la R.A.L. présente un autre texte de Xavier Schwalber : La lecture assassine.

Paul Schwartz

 

Carnets du Collège de 'Pataphysique
N° 6, Printemps 2002
vulg., pages 22 & 23

 

Oulipopo

Arthur Rimbaud est présent dans Butsu Uma ou la chair se fait verbe (intitulé d'un recueil de textes collationnés et présentés par Xavier Schwalber pour les éditions Opera), Arthur Rimbaud à Brême en mai 1877 vulg. On y apprend les raisons pour lesquelles il cherchait alors à s'engager dans la marine américaine et à gagner le Nouveau Monde. Nous ne les révélerons pas, non plus que la véritable fin du Butsu Uma ou « Cheval de Bouddha » qui est le point focal, le vortex, l'entonnoir commandant la circulation de cet ensemble. Cette fin, comme Arthur Rimbaud, est liée à Charles Cros.

On retrouve aussi, dans Butsu Uma, Joseph Cahours, alias Flavien d'Hoursac, déjà présent dans Perfida Albio(1). Il y est confirmé que Cahours fut répétiteur du jeune Alfred Jarry lorsque celui-ci était écolier à Laval en 1878-1879... Après Perfida Albio, un autre élément de sa bibliographie est partiellement publié dans Butsu Uma : A l'abordage, roman de pirates et d'Indiens. On lit aussi les fragments d'un roman policier, La Chambre de la statue, un texte de Friedrich Engels, un récit japonais du XVIII" siècle à tiroirs, un copieux échange épistolaire, des documents en fac-similé, une préface, un avertissement de l'éditeur, une introduction, une abondance de notes en bas de page.

Plutôt qu'à L'Organiste athée de Lathis, « roman » constitué, on le sait, uniquement de préfaces, on songe à ces romans policiers(2) de haute époque composés uniquement de documents, fac-similés de rapports dactylographiés, lettres manuscrites, indices, allumettes, touffes de cheveux, « livres-objets » dont le plus connu est Murder off Miami, de Dennis Wheatley, ou plutôt, dans un registre tout de même plus littéraire, aux Pièces du dossier de Dorothy Sayers. Encore la solution de l'énigme était-elle fournie, fût-ce sous emballage séparé ou sous enveloppe cachetée. Ici, la révélation de la fin de Butsu Uma ne marque pas la fin de l'œuvre qui reste ouverte. On ne reprochera pas ici la fin des fins et on évoquera encore Pierrot mon ami du T.S. Raymond Queneau, roman policier où l'on ne sait même pas s'il y a énigme, crime et coupable.

La Chair se fit verbe : la fin renvoie au commencement, l'oméga se fait alpha, les derniers évangiles seront les premiers. Les préfaces de Butsu Uma gagnent à être lues après la fin du livre. Plutôt que verser dans l'ouroborisme, nous préférerons rappeler qu'un des personnages du recueil, le professeur titulaire de la classe d'hypokhâgne au lycée Fustel de Coulanges est, de loin, le plus disert. Par vocation, la chaire se fait verbe.


(1) Cf. le n° 5 des Carnets, pp. 23-24, où une coquille a rendu insane le deuxième vers du quatrain nostradamique. Il faut lire Maure y a rôti (et non «resté») dans l'onde.
(2) Car il s'agit, en définitive, d'un roman policier, dans la mesure (ou démesure) où Le Pendule de Foucault du T.S. Eco est un roman policier.

 

Dernières Nouvelles d'Alsace
Vendredi 28 décembre 2001

 

DNA - 28.12.2001

Les mystères
du « 
Butsu Uma »

J.-J. Blaesius

Sous le regard de la cathédrale de Strasbourg se trame quelque chose de pas très catholique. Un prof de lycée et un peintre de Brême se trouvent au centre d'une aventure savoureusement parodique...

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